Le Saviez-Vous#90: quel est le pourcentage de salariés de moins de 30 ans jugeant négativement leur santé mentale ?

Selon une étude du groupe Malakoff Humanis publiée mercredi 6 juin, 23 % des salariés de moins de 30 ans jugent négativement leur santé mentale (contre 16 % pour l’ensemble des salariés).

S’il apparaît que les salariés de moins de 30 ans ont une santé mentale plus fragile que l’ensemble des salariés, celle-ci s’est dégradée depuis 2019 après deux années marquées par le Covid et des mesures de restriction.

En cause, le travail lui-même : 44 % des jeunes qui jugent négativement leur santé mentale l’imputent au seul contexte professionnel : intensité et temps de travail (pour 67 % d’entre eux), rapports sociaux au travail dégradés (47 %).

Pour aller plus loin, 48 % déclarent mal dormir, 42 % se disent stressés et 34 % sont émotionnellement épuisés, voire à bout de force.

En 2022, 56 % des moins de 30 ans se déclarent fatigués ou épuisés, contre 49 % en 2019, 22 % disent consommer des somnifères, des anxiolytiques ou des antidépresseurs (contre 11 % en 2019).

Sur le plan physique, 18 % des salariés de moins de 30 ans jugent leur santé mauvaise, contre 14 % pour l’ensemble des salariés.

Le renoncement ou le report de soins concerne, au premier trimestre 2022, 37 % des jeunes salariés et 33 % des managers. Ces décisions sont expliquées par le manque de temps (35 %), les difficultés à obtenir un rendez-vous (29 %) et les raisons financières (23 %).

Le bien-être mental est un enjeu de société, touchant toutes les générations et tous les métiers. L’immense majorité des français est concernée. Dans un baromètre d’Alan et d’ Harris interactive évaluant les perceptions et l’impact du bien-être mental en entreprise au premier semestre 2022, il apparaît qu’1 salarié sur 2 rencontre une difficulté psychologique actuellement et 1 salarié sur deux déclare avoir perdu la motivation. 86% des salariés français considèrent même l’entreprise comme responsable de leur bien- être mental et 85% des salariés déclarent que l’amélioration du bien-être mental renforcerait leur fidélité à leur employeur.

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