LE SAVIEZ-VOUS ?

Quel est le pourcentage de femmes, dans le monde, qui vivent dans des pays garantissant l’égalité d’accès au travail ?

Seules 4 % des femmes vivent aujourd’hui dans des pays offrant des conditions proches de l’égalité, selon une alerte lancée il y a quelques jours par la Banque mondiale. Ce constat figure dans son rapport annuel Women, Business and the Law (WBL) publié en février, consacré à l’accès des femmes au travail, à l’entrepreneuriat et aux protections juridiques.

L’institution souligne que, même lorsque des lois favorables à l’égalité sont adoptées, leur application effective n’est assurée que dans environ la moitié des cas. Un fossé persistant demeure entre le vote des textes et leur mise en œuvre concrète. Ainsi, y compris dans les économies ayant engagé des réformes, les femmes continuent de faire face à des obstacles importants dans l’accès à l’emploi, la création d’entreprises et la sécurité nécessaire pour tirer pleinement parti des opportunités économiques existantes.

Ces inégalités pèsent lourdement sur les économies nationales. La sous-participation des femmes au marché du travail réduit en moyenne le PIB potentiel des pays de 15 % à 20 %, entraînant un manque à gagner significatif en recettes fiscales pour les États.

Parmi les domaines où les retards sont les plus marqués figure la sécurité des femmes, aussi bien dans la sphère privée que dans l’espace public, un facteur déterminant de leur participation à la vie économique. Même lorsque des lois existent, leur application reste insuffisante, notamment lorsque les plaintes ne sont pas enregistrées ou que les enquêtes ne sont pas menées.

Le rapport prend en compte à la fois les cadres juridiques adoptés, les services publics mis en place pour soutenir l’activité professionnelle des femmes et l’application réelle des mesures. La Banque mondiale insiste sur l’urgence de poursuivre les réformes, alors que 1,2 milliard de personnes, dont la moitié de femmes, intégreront le marché du travail au cours des dix prochaines années. Une grande partie de ces nouvelles arrivantes se concentrera dans des régions où les barrières sont les plus fortes, alors même que leur contribution est essentielle à la croissance.

Garantir un accès égal aux opportunités économiques profite à l’ensemble des sociétés. Les données de la Banque mondiale montrent en effet que, dans les pays où les femmes disposent de davantage d’opportunités, le taux de participation des hommes au marché du travail est également plus élevé.

Sans surprise, les économies avancées figurent parmi celles où les conditions sont les plus proches de l’égalité. L’Espagne arrive en tête du classement, tandis que les pays du Moyen-Orient et du Pacifique restent en retard. Toutefois, les progrès les plus marqués ont été observés dans des pays à bas revenus ou en développement, notamment en Afrique et au Proche-Orient, comme l’Égypte, Madagascar ou la Somalie, grâce à des réformes visant à lever les restrictions d’accès à certains métiers, à garantir l’égalité salariale ou à instaurer des congés parentaux. Entre 2023 et 2025, près de 70 pays ont ainsi adopté une centaine de réformes en faveur de l’accès des femmes au marché du travail et à l’entrepreneuriat.

En France, des avancées sont toutefois visibles dans la gouvernance des grandes entreprises. À compter du 1er mars, les entreprises de plus de 1 000 salariés devront compter au moins 30 % de femmes au sein de leur plus haute instance dirigeante, un seuil fixé par la loi et déjà presque atteint par les plus grands groupes. En 2025, les comités exécutifs et instances dirigeantes des entreprises du CAC 40 comptaient près de 29 % de femmes, soit une progression de 9,5 points par rapport à 2021, selon l’observatoire Skema de la féminisation des entreprises.

Cette dynamique s’explique en partie par la loi Rixain, promulguée en décembre 2021, qui prévoit un quota de 30 % à partir de mars 2026, puis de 40 % en 2029, assorti de sanctions financières en cas de non-respect. Pour autant, le plafond de verre demeure marqué : en 2025, les femmes n’occupaient que 7,5 % des 80 postes de président ou de directeur général des entreprises du CAC 40, et restaient largement sous-représentées dans les postes « tremplins » menant aux plus hautes fonctions exécutives comme les  directions financières ( Moins d’une femme sur cinq).

 

 

À l’approche du mois de mars, les enjeux de l’égalité femmes-hommes en entreprise prennent une importance particulière. À cette occasion, nous vous proposons trois événements dédiés à ce thème. 

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 ▶ Inscriptions 

Mardi 10 mars – 9h : table ronde pour répondre aux attentes de la nouvelle génération de parents à l’horizon 2030. 

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Mardi 17 mars – 9h : table ronde pour comprendre comment transformer l’obligation de transparence salariale en levier d’équité et d’engagement.

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