LE SAVIEZ-VOUS ?
Au niveau mondial, quel est le pourcentage de personnes ayant fait un don d’argent en 2024 ?
À l’échelle de la planète, 64 % des personnes interrogées ont donné de l’argent en 2024, selon le CAF World Giving Report 2025. Et contrairement à l’image classique du don institutionnel, le premier réflexe reste l’aide directe : 38 % ont donné à une personne ou à une famille dans le besoin, contre 36 % à une association et 25 % à une organisation religieuse. En clair, la solidarité mondiale passe d’abord par le face-à-face et l’urgence concrète.
Le chiffre qui frappe le plus est sans doute celui-ci : l’Afrique est le continent le plus généreux du monde. En moyenne, ses habitants ont donné 1,54 % de leurs revenus à de bonnes causes, loin devant l’Asie (1,28 %) et très loin devant l’Europe, dernière du classement.
À l’échelle mondiale, la moyenne s’établit à 1,04 % du revenu. Le rapport bouscule donc un vieux cliché : la générosité ne suit pas la richesse.
Cette tendance se vérifie encore plus nettement quand on compare les niveaux de revenus. Les habitants des pays à revenu élevé donnent en moyenne 0,70 % de leurs revenus, contre 1,45 % dans les pays à faible revenu. Autrement dit, les pays les plus aisés donnent, en proportion, deux fois moins que les plus pauvres. Le contraste est spectaculaire avec le Japon, dernier du classement mondial : 16 % seulement des habitants y donnent, pour une moyenne de 0,16 % du revenu.
Au sommet du palmarès, le Nigeria s’impose comme le pays le plus généreux au monde, avec 2,83 % du revenu personnel donné en moyenne. Il devance l’Égypte (2,45 %), puis la Chine et le Ghana (2,19 % chacun), devant le Kenya (2,13 %). Ce leadership nigérian ne repose pas sur un seul canal : dans le pays, la valeur des dons se répartit presque à parts égales entre aide directe (34 %), associations (32 %) et dons religieux (33 %). La générosité y apparaît comme un réflexe social total.
Autre enseignement fort : la première cause qui mobilise dans le monde, ce sont les enfants et les jeunes. 29 % des donateurs disent avoir soutenu cette cause en 2024, devant la lutte contre la pauvreté (28 %), les causes religieuses (26 %) et l’aide humanitaire (24 %). L’environnement reste plus minoritaire à l’échelle mondiale (10 %), mais certains pays se démarquent fortement, comme le Vietnam, où 37 % des donateurs soutiennent des causes environnementales.
Le rapport montre aussi que le don ne se limite pas à l’argent. 26 % des personnes interrogées ont fait du bénévolat en 2024, pour une moyenne de 9 heures par personne sur l’année. Là encore, l’Afrique domine, avec 14 h 30 par personne, contre 6 h 30 en Europe. Et un pays se détache nettement : le Qatar, avec 27,5 heures de bénévolat en moyenne par personne. À l’échelle mondiale, les causes les plus soutenues par le bénévolat sont, là encore, les enfants et les jeunes ainsi que les personnes âgées, à 28 % chacune.
65 % des donateurs disent donner avant tout parce qu’ils se sentent concernés par une cause.
Les gens donnent davantage quand la société autour d’eux valorise le fait de donner : quand donner fait partie des normes sociales d’un pays, les habitants donnent en moyenne presque trois fois plus de leur revenu que dans les pays où cette culture du don est faible.
La religion joue également un rôle moteur : les personnes qui disent donner parce que leur religion les y encourage versent en moyenne 2,2 % de leurs revenus, contre 1,4 % pour les autres.
Le tableau n’est pas pour autant idyllique. Chez ceux qui n’ont pas donné, 40 % invoquent d’abord un manque de moyens. Mais le deuxième frein est celui de la confiance et de la lisibilité : 36 % disent qu’ils donneraient plus s’ils savaient mieux comment l’argent est utilisé, et 35 % s’ils connaissaient mieux les résultats obtenus. Pour les organisations, le message est limpide : la générosité existe, mais elle exige de la transparence.
Au final, on ne donne pas davantage parce qu’on est plus riche, mais parce qu’on se sent plus directement concerné. Et en 2024, ce sont les sociétés les plus confrontées au besoin, et souvent les plus soudées, qui ont le plus nettement montré l’exemple.
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