Une politique RSE se construit dans le temps

Entretien avec Sarah Ahmidan, responsable RSE de Stanley Black & Decker France

Arrivée chez Stanley Black & Decker pour structurer et renforcer la démarche RSE en France, Sarah Ahmidan a bénéficié de l’appui d’un comité de direction pleinement engagé.

Ancienne responsable RSE du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, elle pilote la déclinaison française de la stratégie du groupe Stanley Black & Decker, leader mondial de l’outillage.

Implantée à Dardilly, près de Lyon, la filiale commerciale française rassemble environ 330 salariés. Le groupe dispose également en France de sites de production, d’un centre de distribution et d’un centre de réparation. Son portefeuille réunit notamment les marques FACOM, DEWALT, STANLEY, BLACK+DECKER .

Quels sont aujourd’hui les principaux axes de votre politique RSE ?

Notre stratégie en France décline les orientations du groupe autour de trois piliers : l’humain, les produits et la planète. 

Le premier pilier, consacré à l’humain, concerne nos collaborateurs et collaboratrices. Il couvre la qualité de vie au travail, la santé et la sécurité, la diversité et l’inclusion, mais aussi la jeunesse et la solidarité. Nous voulons créer un environnement dans lequel chaque personne est respectée et valorisée. Nos actions portent notamment sur l’égalité professionnelle, l’inclusion des personnes en situation de handicap, l’intergénérationnel, ainsi que l’inclusion des personnes LGBTQIA+. 

Cette démarche repose à la fois sur la sensibilisation et sur la mesure. Nous proposons à l’ensemble des collaborateurs et collaboratrices des formations, en présentiel ou à distance, sur différentes dimensions de la diversité et de l’inclusion. Ces formations sont obligatoires. Nous évaluons ensuite notre niveau de maturité.

Une étude menée avec AFL Diversity et Ipsos BVA nous a permis d’objectiver nos avancées et d’identifier les points à améliorer. En juillet 2026, Stanley Black & Decker France a obtenu le label Bronze Inclusion+, qui reconnaît les actions engagées et la manière dont elles sont perçues par les collaborateurs.

Notre engagement se traduit également par des partenariats associatifs liés à l’identité de chaque marque. FACOM soutient, par exemple, le Réseau des Écoles de la deuxième chance, qui accompagne des jeunes en difficulté vers l’emploi ou une formation. STANLEY agit sur le handicap, notamment auprès d’une association qui accompagne les aidants. DEWALT a, de son côté, créé la DEWALT Academy pour former et accompagner la future génération de professionnels. La marque organise aussi des dons de produits et soutient l’association YouCare, engagée dans la protection animale et du vivant.

Au total, une dizaine d’associations sont accompagnées et choisies en fonction de leurs besoins et de la valeur ajoutée que nous pouvons leur apporter.

Le deuxième pilier de notre stratégie RSE porte sur les produits. Notre ambition est de développer et de commercialiser des outils plus durables, tout en renforçant la santé et la sécurité des utilisateurs ainsi que la qualité de service.

Enfin, le pilier planète vise à réduire notre empreinte carbone. La présence de sites de production et de distribution en France contribue à limiter une partie des émissions liées au transport. Nous agissons également sur la consommation énergétique de nos sites. La réparation et le recyclage occupent une place importante dans cette démarche, notamment grâce à notre centre de réparation situé en Ile-de-France (à ajouter).

Quels défis souhaitez-vous relever dans les prochaines années et comment la dynamique collective portée par Les entreprises pour la Cité peut-elle vous aider à aller plus loin ?

Le socle est désormais en place, mais une politique RSE se construit dans le temps. Nous devons poursuivre nos efforts sur plusieurs sujets et transformer les initiatives engagées en résultats concrets. Nous sommes, par exemple, plutôt avancés sur l’emploi des seniors, mais nous avons encore une marge de progression concernant les jeunes. Notre index de l’égalité professionnelle s’établit à 76 sur 100 : ce résultat montre que le travail doit se poursuivre.

La dynamique portée par Les entreprises pour la Cité peut nous aider à structurer cette progression dans la durée. Elle nous permet de bénéficier d’expertises complémentaires et de mieux identifier les leviers à mobiliser pour renforcer notre politique RSE.

Stanley Black & Decker vient de rejoindre Les entreprises pour la Cité. Qu’est-ce qui a motivé cette adhésion ? Et quelle initiative illustre particulièrement cet engagement ?

Nous étions déjà signataires de la Charte de la diversité. Notre adhésion aux entreprises pour la Cité s’inscrit donc naturellement dans la continuité de notre engagement. Elle répond également à notre volonté de confronter nos pratiques à celles d’autres entreprises et de nous inspirer d’initiatives déjà expérimentées.

Nous sommes notamment intéressés par les webinaires, les quiz et les ressources proposés par l’association, qui viennent enrichir les actions déployées en interne. Je les relaie auprès de nos salariés afin de sensibiliser le plus grand nombre et de faire vivre ces sujets au-delà de la seule fonction RSE.

Parmi les initiatives que nous soutenons, le Rallye du Cœur, accompagné par FACOM, nous tient particulièrement à cœur. Cet événement contribue à la lutte contre les cancers pédiatriques et permet à des enfants malades de participer à un rallye automobile.

À notre échelle, nous essayons d’apporter notre soutien à cette mobilisation et d’y associer nos collaborateurs. C’est une manière simple et concrète de mettre nos moyens et notre engagement au service d’une cause essentielle.

Les entreprises pour la cité : un réseau pionnier

Depuis plus de 40 ans, notre association mobilise et inspire les entreprises en matière d’innovation sociale (diversité, inclusion, égalité des chances, mécénat et engagements citoyens). Nos équipes animent la réflexion et accompagnent un collectif d’entreprises engagées en faveur de l’intérêt général, par le partage et la co-construction. 

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