Dans les entreprises, la transformation est déjà en cours. Les futurs managers ne se préparent plus seulement à utiliser des outils, mais à travailler aux côtés de systèmes intelligents. L’économiste américain Tyler Cowen recommande que près d’un tiers des cursus universitaires soit consacré à la compréhension de l’IA, de ses usages et de ses limites.
Côté compétences, les entreprises misent d’abord sur la formation : 66 % forment leurs collaborateurs et collaboratrices plutôt que de recruter des experts.
Pour les managers, une compétence s’impose désormais comme centrale : la littératie IA. Elle recouvre la capacité à comprendre les mécanismes à l’œuvre derrière les recommandations des algorithmes, à identifier les biais, à auditer les décisions et à savoir quand intervenir. Dans certaines écoles et entreprises, des modules sont désormais consacrés à l’éthique et à la supervision des systèmes autonomes.
Dans ce nouveau cadre, la technologie n’appauvrit pas la pensée humaine. Elle l’élargit. Elle libère du temps, ouvre de nouvelles perspectives et redéfinit le périmètre des compétences managériales.
Le signal est clair : le futur du management ne sera pas celui de la substitution, mais celui de l’augmentation. Cette mutation concerne toutes les organisations, même si ses formes diffèrent selon leur taille et leur maturité numérique. Intégrer ces nouveaux collaborateurs numériques exige des compétences spécifiques, une gouvernance claire et une vigilance éthique.
Pour la première fois depuis longtemps, la technologie offre une promesse managériale forte : recentrer l’humain sur ce qui le distingue, la décision, le sens et la relation, tout en lui donnant les moyens, grâce à l’IA, de créer davantage de valeur.
Les entreprises pour la Cité
Sources :
– Économie Matin « Management et IA agentique : les
nouvelles règles du jeu »
– Bpifrance Le Lab « IA : comment le rôle du manager évolue-t-il ? »