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Résultat de l’enquête PSYCHODON sur les maladies psychiques et mentales chez les collaborateurs d’entreprises.

Publié le mer 17/02/2021 - 16:47
On a pu le constater depuis la crise sanitaire, les risques de dépression, burn-out et détresse psychologique n’ont jamais été aussi importants.
A l’issue du premier confinement 44% des salariés se disaient en détresse psychologique (soit 10 points de plus qu’avant le confinement) ; 1 actif sur 4 présentait des risques de dépression nécessitant un traitement et 23% de français ont déclaré avoir été proche du burn out.
Face à ce constat, le Psychodon qui a pour mission de sensibiliser à la santé mentale et d’informer sur les maladies psychiques a souhaité lancer une grande enquête en janvier 2021.
L’objectif était de recueillir l’opinion de responsables et cadres dirigeants d’entreprises dans le cadre de la création d’un module de prévention sur la santé mentale destiné aux entreprises
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Résultat de l’enquête PSYCHODON sur les maladies psychiques et mentales chez les collaborateurs d’entreprises.

Les entreprises pour la Cité, partenaire du Psychodon, vous dévoile en avant-première les principaux enseignements de cette enquête :

Concernant le profil des répondants, on retrouve pour 66% d’entre eux des DRH ou RH mais aussi pour 13,6% d’entre eux des responsables RSE. 

42,6% des personnes ayant répondu au questionnaire travaillent dans des ETI et 23,4% dans des PME.

Sur la question : Quel pourcentage de la population française souffre de maladies psychique ou mentales en France ?  Seulement 10,6% des personnes interrogées ont donné la bonne réponse (25% de la population française souffre de maladies psychiques ou mentales), ce qui traduit une vraie méconnaissance du sujet au sein des entreprises. 

Mais 74,5 % soit la grande majorité des personnes ont répondu correctement à la question : Quel pourcentage de la population présentera un épisode dépressif au cours de sa vie ?  (La réponse étant plus de 15%.)

Sur le volet information et sensibilisation, pour + de 50 % des sondés, il y a moins de 60% des salariés qui pensent que l’entreprise ne les informe pas suffisamment sur les maladies psychiques et mentales alors que dans la réalité cela concerne 80 % de salariés.

+ de 89% des personnes interrogées se sentent responsables de la santé mentale de leurs collaborateurs. On peut en déduire qu’il y a un sentiment de responsabilité partagé par l’immense majorité des cadres.

Les maladies psychiques restent malgré tout un tabou puisque plus de 95% des sondés pensent que les collaborateur.trice.s de leur organisation auraient du mal à annoncer qu’ils sont atteints d’une maladie psychique ou mentale et plus de 72% pensent que les managers seraient même gênés d’apprendre que l’un des collaborateur.trice.s souffre d’une de ces pathologies.

Autre enseignement de cette étude : on note une grande envie de s’informer sur les maladies psychiques (pour 98 % des personnes interrogées).

Concernant la création d’un module sur la santé mentale, les 3 principales attentes des collaborateurs sont : la sensibilisation à ces maladies, la possibilité d’avoir des outils permettant de gérer des situations d’urgence, l’accompagnement des collaborateurs sur ces questions afin d’améliorer la qualité de vie au travail.

Le constat est clair : les cadres ne se sentent pas suffisamment informés pour réagir face à ces situations d’urgence liées aux troubles et maladies psychiques (89,4%) et 66% des sondés ne savent pas que la prise en compte de la santé mentale peut bénéficier économiquement à l’entreprise !