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« L’humain nous éclaire, nous nourrit, et la différence est une richesse »

Publié le mer 16/06/2021 - 17:16
Anne FRYE, Directrice d’affaires chez ADECCO Training partage son engagement et son combat pour l’emploi des plus fragiles. Elle témoigne de sa volonté de faire bouger les choses, dans l’espoir de pouvoir évoluer dans un monde plus équitable.
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« L’humain nous éclaire, nous nourrit, et la différence est une richesse »

Adecco Training prend ses racines dans des activités de formation datant d’il y a plus de 30 ans pour répondre à des besoins en compétences non satisfaits, l’objectif étant de développer l’emploi par la formation. Cette filiale de The ADECCO GROUP, spécialisée dans le conseil en formation et organisme de formation travaille aux côtés des entités du groupe pour répondre aux besoins des collaborateurs permanents et intérimaires, mais aussi auprès de clients externes dans le cadre de la création, l’adaptation et la transformation des compétences de collaborateurs.

Irriguée par les valeurs d’inclusion, de diversité, d’égalité des chances et d’accès à l’emploi portées par The ADECCO Group et sa Fondation, les prestations proposées par Adecco Training ont une coloration différenciante de celles des autres grands acteurs du marché de la formation : les questions d’emploi et d’avenir du travail s’inscrivent dans une démarche d’attention et d’ouverture à la société et révèlent une vision d’un monde du travail plus durable et inclusif.

Pendant 10 ans, Anne FRYE a travaillé au sein d’Adecco sur des activités liées au recrutement. Elle quitte le groupe en 2004 et poursuit sa carrière dans des fonctions d’accompagnement et de conseil en lien avec les ressources humaines. C’est en 2015 qu’elle réintègre le groupe comme responsable d’un établissement local Adecco Training à Strasbourg.

"En 2018 j’ai été identifiée dans le cadre d’un accompagnement des talents de l’entreprise.  Cet accompagnement avait pour objectif de préparer la montée en compétences des collaborateurs du groupe, de les fidéliser et de créer des compétences dont l’entreprise aurait besoin demain.

 Dans le cadre de ce programme d’1 an, il m’a été demandé un engagement sur un projet soutenu par la Fondation. Pour ma part j’ai choisi le dispositif « 100 chances 100 emplois » avec la volonté dès le départ de m’y inscrire sur le long terme.

Ce dispositif permet d’accompagner des jeunes issus de zones des quartiers prioritaires de la ville, des décrocheurs, ou avec des parcours chaotiques, parfois issus de flux migratoires.

Si je me suis investie dans cette démarche d’accompagnement des jeunes vers l’emploi c’est parce que je pense avoir un regard pertinent sur les questions liées aux problématiques de recrutement. Je me suis sentie très vite concernée d’un côté par des postes qui restaient vacants avec des entreprises qui peinaient à recruter et de l’autre côté par la problématique de ces jeunes sans perspectives d’avenir, à l’abandon.

Lors de ces accompagnements, il y a une rencontre qui se fait et on réalise que probablement si on apporte quelque chose, cet apport est réciproque. Côtoyer des personnalités différentes, des personnes aux trajectoires hors de notre schéma élargi notre scope. L’humain nous éclaire, nous nourrit, et la différence est une richesse.

Cette démarche nous requestionne sur nous-même et a même un impact vertueux au quotidien sur notre manière d’agir et de nous positionner au sein de nos propres équipes.

On est dans un temps ou les questions d’employabilité, d’accès à l’emploi et de développement de compétences sont centrales. Or certaines réponses aux problématiques de recrutement ne sont pas gouvernementales mais se trouvent dans une logique de mobilisation et dans des réponses construites ensemble sur le terrain.

Il faut réconcilier engagement humain et logique économique et il est important que des collaborateurs d’entreprises puissent s’engager.

J’ai toujours eu pour ma part une sensibilité sur certaines questions notamment la problématique du positionnement des jeunes par rapport au marché de l’emploi que je trouve actuellement très dur, parfois destructeur pour eux. Aujourd’hui on leur retire la spontanéité, l’envie, le droit à l’essai, à l’erreur et l’audace. J’ai compris que je pouvais contribuer à changer les choses. Il fallait que j’agisse, que je mette en œuvre mes convictions.

Agir à son niveau, quel qu’il soit, c’est laisser une empreinte visible ! C’est se mettre en marche.

L’accompagnement est fondateur pour soi-même. C’est très éclairant. Dans ce type de démarche, outre une contribution créatrice de valeur pour autrui, on retrouve aussi ce que l’on donne et cela peut-être aussi l’occasion de régler de vieilles additions avec notre propre parcours et existence".