Actualités

#UneFemmeSurCinq : une nouvelle campagne du Défenseur des droits contre le harcèlement sexuel au travail

Publié le lun 12/02/2018 - 12:18
Le Défenseur des droits veut sensibiliser les femmes et les inviter à faire valoir leurs droits en matière de harcèlement sexuel au travail

La campagne #unefemmesurcinq

Une femme active sur cinq concernée

Les  situations  de  harcèlement  sexuel  au  travail  concernent principalement  les  femmes,  selon  les  actifs  :  77  %  d’entre  eux  pensent que les hommes en sont plutôt préservés.

En 23 ans, la proportion de femmes actives s’estimant victime de  harcèlement sexuel n’a pas baissé : 19 % s’étaient déclarées victimes en 1991(2)

. Elles sont aujourd’hui 20 % soit une femme sur cinq. Pour trois quarts des femmes actives qui s’estiment victimes de harcèlement sexuel au travail (75 %), il s’agissait de gestes ou de propos à connotation sexuelle répétés malgré leur absence de consentement.

Ces faits sont pareillement rapportés par les 20 % des français déclarant connaître une personne qui a dû faire face à du harcèlement sexuel dans la cadre de son travail.

 

Prévenir le harcèlement sexuel au travail : le devoir d’informer et la nécessité de sanctionner

Si la lutte contre le harcèlement sexuel au travail est jugée importante de façon quasi-unanime (98 % des Français et 100 % des femmes actives), la majorité des sondés s’estime mal informé (57 %).

La proportion d’employeurs ayant mis en place des actions de prévention est très faible (18 %). Les français considèrent que ce devoir d’information et de prévention relève de sa responsabilité.

Au  plan  légal,  l’employeur  est  responsable  au  quotidien  de  la  santé  et  de  la  sécurité  des  travailleurs.

 

 Il  a  obligation  de  prévenir  les  agissements  de  harcèlement  sexuel  et  de  sensibiliser  les  différents  acteurs  de  sa  structure.  Il doit également afficher les dispositions légales relatives au harcèlement sexuel. L’employeur est ainsi cité parmi les premiers acteurs auxquels les salariés attribuent un rôle à jouer dans la défense et la protection des victimes de harcèlement sexuel (90 %), aux côtés d’institutions comme la justice (94 %), le Défenseur des droits (90 %) ou l’inspection du travail (90 %), davantage plébiscitées par les femmes actives.

Parce qu’ils considèrent enfin que ces situations sont insuffisamment reconnues dans le monde du travail (94 %), plus de neuf Français sur dix (92 %, et même 96 % des femmes actives) sont d’avis qu’il serait plutôt efficace d’inciter les employeurs à prendre des sanctions disciplinaires contre les auteurs de harcèlement sexuel.

Les obligations de l'employeur

La campagne

Cette campagne d’information et de sensibilisation, déclinée sous la forme d’une affiche, d’un dépliant et d’un court-métrage, sera visible sur le site Internet du Défenseur des droits et sur les réseaux sociaux, mais sera également diffusée auprès de toutes les personnes susceptibles d’accueillir des victimes de harcèlement sexuel et de les accompagner dans leurs démarches : associations, syndicats, ordre des avocats, points d’accès aux droits, médecins de prévention, inspection du travail, etc.

Fichiers attachés