Actualités

Prendre un temps d’avance face aux difficultés de recrutement

Publié le jeu 19/01/2023 - 14:08
Pénurie de talents, formation inadaptée, niveau de rémunération, baisse d’engagement des salariés, déficit d’image de l’entreprise… plus d’une entreprise sur deux rencontrent des difficultés pour recruter aujourd’hui.
Image principale
Prendre un temps d’avance face aux difficultés de recrutement

Les recruteurs font état de complications croissantes pour trouver des candidats intéressés. 58% des recrutements ont été jugés « difficiles » par les entreprises en 2022 d’après une enquête de Pôle emploi en juin 2022 : cela représente une progression spectaculaire de 13 points en seulement un an. Le phénomène touche l’ensemble des entreprises, de la TPE/PME aux grands groupes. 

Le manque d’attractivité de certains métiers et les difficultés à recruter existent depuis plusieurs décennies.

La nouveauté porte plutôt sur la généralisation de cet “exode professionnel” : autrefois, il semblait restreint aux professions comme le bâtiment ou la propreté. Aujourd’hui, toutes les branches de l’économie connaissent des difficultés à trouver de bons profils, mais aussi à les garder. Cette problématique concerne désormais les secteurs de l’industrie, de l’aide à la personne, du transport, de l’animation, de l’agriculture, de la logistique et même du numérique. 

Beaucoup de raisons ont été évoquées par les entreprises qui recrutent, comme l’inadéquation des compétences, le problème de formation, l’insuffisance de candidats qui postulent sur certains postes.

Mais d’autres  raisons viennent s’ajouter. Aujourd’hui, les candidats recherchent plus qu’une simple entreprise. Plus de 9 salariés sur 10 issus de la génération Y considèrent ainsi la notion de sens comme importante dans leur choix d’intégrer une société. Ils veulent rejoindre une organisation avec laquelle il partage des valeurs communes et capable de leur proposer un engagement fort en termes de RSE ou encore de bien-être au travail.

Cette quête de sens a été confirmée par une étude récente du Boston Consulting Group : 76 % des étudiants en sortie de cursus considèrent que leur travail doit être en phase avec leurs valeurs. Près de 2/3 estiment que ce qui les rendrait le plus fier, c’est d’avoir été utile, d’avoir apporté des changements positifs à la société…

Quelques pistes de réflexion peuvent d’ores et déjà être avancées :

Jouir d’une bonne image employeur auprès des candidats potentiels : aujourd’hui la marque employeur n’est plus une option pour les entreprises désireuses d’attirer les meilleurs profils.

L’entreprise qui réussit à poser des mots sur sa vision, sa mission, ses valeurs et sa promesse détient les fondements d’une marque employeur forte, parce que porteuse d’un cap stratégique collectif enthousiasmant.

Une bonne marque employeur a aussi des effets positifs sur la fidélisation même des collaborateurs et collaboratrices déjà en poste.

Parvenir à fidéliser est tout aussi important que recruter de nouveaux talents, car pour maintenir l’activité d’une équipe ou d’un service, il est essentiel de garder une certaine stabilité au sein des effectifs.

Depuis plusieurs mois, un phénomène nouveau vient s’ajouter aux difficultés de recrutement et aux départs massifs de certains salariés. Il s’agit du désengagement d’une partie d’entre eux.

En septembre dernier, l’institut de sondage Gallup avançait que 50% des salariés à temps plein ou temps partiel de plus de 18 ans aux Etats-Unis seraient des « démissionnaires silencieux » ( quiet quitters) terme désignant les personnes qui ne se surpassent pas au travail et se contentent de répondre à la description de leur poste.

La «démission silencieuse» relèverait d’après des spécialistes de la mise en place spontanée d'un mécanisme de défense qui sert à atténuer le sentiment de manque de reconnaissance et de sens –qu'il provienne des collègues, des supérieurs ou qu'il soit salarial, c'est-à-dire en matière de partage de la valeur.

Ce "désengagement" ou « démission silencieuse » de leurs effectifs coûte cher aux entreprises en termes notamment de productivité ( 10. 070 euros par an et par personne), selon une estimation de Mozart Consulting.

Tous ces enjeux auxquels les entreprises vont devoir faire face en 2023,  s’expliquent très souvent par des problématiques internes.

Nous avons donc opté cette année pour un nouveau fil rouge : "Prendre un temps d’avance face aux difficultés de recrutement".

Tous nos formats participeront à mettre en lumière des partages de bonnes pratiques, des solutions à travers notre vie de réseau, nos programmes et projets.

Vous pouvez retrouver notre programmation ICI :