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Plus de performance sociale pour plus de performance économique : les résultats de notre Bilan diversité 2017

Publié le jeu 09/11/2017 - 16:52
La Charte de la diversité, en partenariat avec le Groupe Obea, vient de présenter l’édition 2017 du Bilan Diversité, une étude visant à dresser un état des lieux des pratiques et initiatives menées par les organisations signataires engagées en faveur de la diversité et de la non-discrimination, ainsi qu’à mesurer leurs évolutions. Cette étude, à laquelle ont répondu 1085 signataires (30% des signataires), a permis de constater le lien entre Diversité et performance économique.
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Salle Bilan diversité

Anne Deschanel, Secrétaire Générale de la Charte de la diversité, et Luc Vidal, DGA du Groupe Obea, ont présenté le 9 novembre les résultats du Bilan diversité de la Charte de la diversité. Ils retiennent de cette étude un point clé : « En 5 ans, la diversité est devenue un incontournable levier de performance sociale, vecteur de performance économique. Ce constat est désormais largement partagé. »

7 conclusions se dégagent de cette étude (Synthèse intégrale de l’étude : http://bit.ly/2zGQQ63 ) :

1. La diversité, un sujet toujours vivant ! Un intérêt toujours plus marqué pour l’amélioration de la gestion RH et de la performance économique
La priorité des signataires se dirige actuellement vers la qualité de vie au travail et le bien-être des salariés (considérés comme très important par 60% des signataires), dont la diversité est une des composantes. La tendance de ces dernières années est de positionner de plus en plus la diversité comme un véritable enjeu RH (+19 points depuis 2012) et un vecteur de performance économique (+20 points depuis 2012), particulièrement pour les organisations de + de 50 salariés.

2. Une approche de la diversité différenciée selon la taille des organisations
Les petites organisations (51%) ont une vision un peu plus large de la diversité, comparativement aux grandes entreprises, qui concentrent davantage leurs efforts sur les principaux champs de la diversité comprenant des obligations légales : sexe, âge, handicap.

3. L’égalité professionnelle se hisse pour la première fois au Top du classement des critères d’attention des entreprises tandis que le handicap recule à la cinquième place
Le signal fort de cette édition est la montée en puissance de l’engagement des entreprises en faveur de l’égalité professionnelle (+9 points depuis 2015), parallèle à l’action gouvernementale. Le handicap, à la première position en 2012, passe de la première place à la cinquième place. Une situation qui s’explique par l’accent mis depuis de nombreuses années par les entreprises sur le handicap qui a entrainé une forte progression du taux d’emploi des personnes handicapées. En 10 ans, le nombre de sociétés s’acquittant de la contribution à l’Agefiph a en effet chuté de 28%, et moins de 30% des organisations du secteur public paient aujourd’hui de cette contribution (Pour le reste du classement : Les jeunes sont à la seconde position, les seniors à la troisième et l’origine étrangère à la quatrième.)
A noter : exceptées les grandes entreprises, les signataires marquent sérieusement le pas sur leur engagement en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville (-10 points en 2 ans).

4. Une maturité des pratiques RH et des managers de plus en plus sensibilisés à la diversité
Les signataires de plus de 50 salariés affichent désormais une maîtrise des pratiques oeuvrant en faveur de la non-discrimination. Elles sont 73% à utiliser les descriptifs de poste pour leurs recrutements (externes ou internes) et 79% à pratiquer des entretiens annuels, un chiffre qui monte même à 88% dans les entreprises de plus de 10 000 salariés. L’accompagnement des managers progresse de manière constante (+18 points depuis 2012), pratiqué aujourd’hui par 53% des entreprises de plus de 50 salariés.

5. Les IRP, de moins en moins sollicitées
Seulement 52% des organisations de plus de 50 salariés ont organisé des réunions d’information et de consultation des Instances Représentatives du Personnel (-14 points par rapport à 2012) et la moitié ont négocié ou signé un accord d’entreprise portant sur une ou plusieurs thématiques de la diversité.

6. Suivi et évaluation de la démarche Diversité : des pratiques perfectibles
La taille des entreprises est un facteur déterminant en ce qui concerne la quantification. Les plus grandes structures la pratiquent avec des scores élevés sur les critères légaux (handicap 72%, sexe 70%, âge 69%) et considèrent, pour plus de la moitié d’entre elles, qu’elle est facteur de progrès ; une approche peu adaptée aux entreprises de moins de 50 personnes, qui la pratiquent deux à trois fois moins selon les critères et la considèrent comme peu efficace. En matière d’évaluation, les entreprises de moins de 50 salariés préfèrent l’autodiagnostic au
diagnostic. Toutefois, alors qu’ils facilitent la prise de conscience de tous au sein des organisations, ces outils restent globalement peu utilisés (28% pour l’autodiagnostic et 19% pour le diagnostic) avec de faibles intentions de mise en place (12% et 16%)

7. La signature de la Charte de la diversité, un outil fort de communication pour marquer son engagement
Les signataires communiquent très largement sur la signature de la Charte (82% des signataires). La communication en externe de la Charte de la diversité est plus marquée au sein des petites organisations. 57% des moins de 50 salariés ont communiqué majoritairement en externe sur la signature de la Charte de la diversité (vs. 38% pour les plus de 50 salariés).

Signataires Charte

9 structures ont signé la Charte de la diversité à la fin de cet événement, démontrant ainsi leur engagement en faveur de la diversité : 99 Advisory, l'AFMD, AXIOM Graphic, Bouygues Energies et Services, BPI Group, Covea, Equalia, Moortgat, NES.

 


Ce Bilan 2017 est l’occasion pour la Charte de la diversité de constater à quel point la Diversité a atteint un temps de maturité. C’est désormais une conviction partagée : oeuvrer pour la diversité, c’est accroître les chances de performance sociale, pour une meilleure performance économique. Cette maturité permettra en 2018 à la Charte de la diversité d’accroître son périmètre d’actions.
Compte tenu de ces évolutions très positives, le challenge de la Charte de la diversité est, pour demain, d’adapter nos outils et engagements à nos signataires (aujourd’hui 80% des signataires sont des TPE/PME) et d’élargir toujours davantage la palette de nos signataires : aux collectivités territoriales, acteurs de l’ESS, réseaux associatifs, etc…
En 2018, la Charte de la diversité, créée en 2004 avec une quarantaine de grandes entreprises pionnières, lancera et mettra en oeuvre avec elles, un nouveau texte d’engagement.