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Les résultats de la concertation sur la réforme de l’apprentissage

Publié le ven 02/02/2018 - 17:40
Les propositions émises sont le fruit de la concertation menée depuis novembre 2017 auprès de 28 acteurs dont Les entreprises pour la Cité.
La remise du rapport Brunet signe la fin des concertations sur la réforme de l'apprentissage

Issu de la concertation des acteurs de l’apprentissage pilotée, par Sylvie Brunet, présidente de la section travail et emploi du CESE, ce rapport s’inscrit dans le cadre de la réflexion menée conjointement par la ministre du Travail, le ministre de l’Éducation nationale et la ministre de l’Enseignement supérieur en vue d’améliorer les dispositifs actuels d’apprentissage.

Les propositions émises sont le fruit de la concertation menée depuis novembre 2017 auprès de 28 acteurs dont Les entreprises pour la Cité.

En premier lieu, les réflexions conduites sur le parcours de l’apprenti ont mis en évidence la nécessité d’améliorer l’information des jeunes et des familles, tant sur les métiers que sur l’apprentissage comme voie de formation initiale en alternance. C’est pourquoi il est proposé d’instaurer une journée obligatoire d’information sur les métiers en classe de 4e et de 3e. En 3e, elle serait couplée à une deuxième journée d’information sur les deux voies d’accès au diplôme. Un module obligatoire de sensibilisation des enseignants serait également prévu dans leur formation initiale et continue.

Un fort besoin de préparation du jeune à l’apprentissage a été exprimé au cours de la concertation, de façon quasi-unanime.

Pour mettre en oeuvre de façon efficace ces exigences d’amélioration de l’information/orientation, de préparation à l’apprentissage et surtout d’accompagnement, dans toutes ses dimensions, il est suggéré de créer une Agence de l’apprentissage, structure légère, tête de réseau, d’impulsion de la politique publique de l’apprentissage. Elle pourrait encourager les initiatives locales en incitant, notamment via des appels à projets, à la coordination des acteurs locaux de l’apprentissage.

En deuxième lieu, les réflexions ont porté sur les freins réglementaires au développement de l’apprentissage.

Une dernière série de réflexions a porté sur l’offre de formation/certification, même si celle-ci dépasse le champ strict de l’apprentissage. La nécessité de rédiger des référentiels d’activités professionnelles plus proches des évolutions et des besoins des entreprises a été portée par de nombreux participants à la concertation. Il est donc proposé de confier l’élaboration des référentiels d’activités professionnelles aux branches professionnelles et de leur donner le pouvoir de co-décision, avec l’Éducation nationale ou les autres organismes certificateurs publics, pour l’élaboration des référentiels de compétences, ce qui nécessitera d’améliorer significativement le fonctionnement des commissions professionnelles consultatives. Dans la même logique visant à rapprocher les diplômes professionnels des besoins en compétence, un réexamen systématique du contenu des diplômes tous les cinq ans devrait être instauré. Les travaux des CPC devront pouvoir être également éclairés par une meilleure information sur les besoins en compétences et les métiers de demain.

L’offre de formation et de certification doit aussi répondre aux aspirations des jeunes, notamment en termes de sécurisation et de fluidité des parcours.

L'apprentissage et le réseau des Entreprises pour la Cité
Synthèse des propositions des Entreprises pour la Cité :
  •     Sensibiliser en amont les jeunes à l’entreprise et aux différents métiers

   Afin d’attirer davantage les jeunes vers la voie de l’apprentissage mais aussi de développer leurs connaissances du monde de l’entreprise, nous proposons d’accompagner les entreprises dans la mise en place de stages de courtes durées, dès la 4e. L’objectif étant de valoriser les immersions de courtes durées au sein de plusieurs entreprises, afin que l’élève sache davantage vers quelle voie d’apprentissage s’orienter.

  • Organiser un forum de l’apprentissage

Un forum dans chaque région, dédié à l’apprentissage dans lequel, élèves et familles en découvriraient toutes les facettes, tant au niveau de la diversité des possibilités mais également sur les perspectives concrètes d’accès à l’emploi. En amont, la mobilisation des associations de Parents d’Elèves permettrait de mieux sensibiliser les familles : l’attractivité de l’apprentissage n’en serait que renforcée.

  • Créer un module sur les savoir être et codes en entreprises à proposer dans le cadre du SAS de préparation à l’alternance à la fin du collège

 «Les entreprises pour la Cité» propose de créer un module sur les savoir être et codes en entreprises à proposer dans le cadre du SAS afin de répondre à l’objectif de préparation à l’alternance à la fin du collège pour s’assurer que les élèves maîtrisent les savoirs de base et sont en capacité de s’intégrer à leurs entreprises d’accueil. Car la validation des savoirs de base est la condition d’un accès réussi au lycée professionnel ou au CFA. Le module permettrait de valider l’acquisition des savoir être par des mises en situation concrètes et d’améliorer de fait l’employabilité des jeunes.

Ces modules doivent toucher les jeunes dès le collège, puisque c’est souvent autour de la 4e (SEGPA …) que les élèves ont leurs premiers contacts avec le monde de l’entreprise. Il convient donc de les sensibiliser dès le collège, en adaptant le contenu des modules à chaque niveau (ex : au collège, sensibiliser sur les codes de l’entreprise et la 1ère impression ; au lycée le comportement en entretien, les droits et devoirs du salariés au lycée…). que les élèves ont leurs premiers contacts avec le monde de l’entreprise. Il convient donc de les sensibiliser dès le collège, en adaptant le contenu des modules à chaque niveau (ex : au collège, sensibiliser sur les codes de l’entreprise et la 1ère impression ; au lycée le comportement en entretien, les droits et devoirs du salariés au lycée…).